Archive de la catégorie «Vidéos»

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Un film à voir : Les noces rebelles

24 avril 2009

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Le résumé Allociné :

Dans l’Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu’ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l’inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales.
Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions.
Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris…

Il y a des films que l’on voient et que l’on oublient.

Il y en d’autres qui vous frappent en plein ventre, en plein cœur. Qui vous transpercent l’âme jusqu’à ce que vous compreniez pourquoi.

Parce que la vérité est là, sous vos yeux. Cette vérité pleine de non-dits, d’espoirs enfouis pour mener la vie pour laquelle on a signée. Une vie tracée, formatée, sans surprise, sans espoir.

Mais qu’arrive-t-il lorsque l’on décide de renoncer à cette vie ? Sam Mendes a trouvé. Quand à moi, j’ai mis une vingtaine de minutes à me remettre du choc, comme anesthésié du monde extérieur.

Jusqu’à ce que la routine revienne en place…

Ps : la critique du monde est excellente.

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2 films à voir : 4 mois, 3 semaines et 2 jours et Deux jours à tuer

23 mars 2009

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Il y a des films qu’on regarde sans avoir lu le scénario et dans lesquels on se demande parfois pourquoi on est toujours en train de les regarder alors que rien n’avance, rien ne bouge.

Il y a des films qui ne commencent jamais. Et puis il y a un déclic. Un moment où on comprend de quoi il s’agit. Où l’on découvre qu’en Roumanie, on vit encore au Moyen-Âge. Que l’horreur est bien là, réelle et troublante et qu’être une femme enceinte alors que l’avortement est illégal doit être une torture morale et physique de tous les instants.

Ce film manque peut-être de rythme mais laissez-le tourner et appréciez le message. Il nous sort de notre pays favorisé, de notre habitude à pouvoir gérer notre corps et notre vie comme on le sent, le fait que l’on soit libre (car on l’est quand on voit ce qui se passe ailleurs).

Ce film est l’histoire d’une tragédie banale, d’une descente aux enfers qui n’en finit pas. Un résumé de peur, de prise de risque, de douleur et de vécu. Ce film est à voir.

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On continue dans la tragédie avec Deux jours à tuer.

Antoine (Albert Dupontel) a tout pour être heureux (femme, enfants, amis, argent, etc.) et un week-end, il pète les plombs. Engueulade avec sa femme, mépris de ses enfants, critiques acerbes de tous ses amis (au cas par cas s’il vous plait). Il finit même par quitter son travail et sa famille. Il s’enfuit.

Que se passe-t-il ?

Même si la fin est pressentie, chapeau à Albert Dupontel pour ce rôle en or.

Encore un film qui paralyse.

Encore un film qui donne l’envie de vivre notre vie à 200%. Et maintenant, pas demain.

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3 films à voir : A History of Violence, Grace is Gone et Keith

10 février 2009

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Comment décrire A History of Violence… Déjà deux acteurs géniaux (Viggo Mortensen et Ed Harris) et une histoire à couper le souffle.

L’histoire de Tom Stall (Mortensen), un père de famille plus que simple, vivant dans un bled paumé des Etats-Unis et tenant un restaurant qui se fait agresser un soir par des hommes armés. Par un inattendu et courageux réflexe, il abat les deux hommes et devient le héros local. Son visage passe sur toutes les chaînes de l’Amérique…

Cette célébrité va révéler une part cachée de cet homme plus brutale et torturée que la façade que l’on connait de lui. To have a history of violence est une expression américaine qui signifie : Avoir un passé violent.

Je vous laisse sur cette traduction car le spoil n’est plus très loin. Regardez-le et appréciez la manière dont le réalisateur crée la montée en puissance qui ne s’arrêtera pas avant les dernières minutes du film.

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Grace, c’est la femme de Stanley. Grace, c’est une femme soldat envoyée en Irak. Stanley s’occupe de leurs deux petites filles. Grace manque à ses filles et à son mari. Leur vie est monotone et guidée par la seule idée de la prochaine permission de Grace.

Un matin, alors que Stanley a amené les filles à l’école, deux hommes en uniformes frappent à sa porte. Grace est partie. Abattue sur le sol irakien.

Stanley, brisé de l’intérieur, n’arrive pas à dire la vérité à ses filles. Il décide de partir en voyage sans prévenir son boulot ni l’école des petites. Il décide de les emmener au Jardin Enchanté (un Disneyland local).

On découvre Heidi, sa fille la plus âgée, responsable et très intelligente qui sent que quelque chose ne tourne pas rond. On découvre Dawn, la plus petite, qui rêve du manège enchanté et qui profite de chaque instant de la vie comme la plus insouciante des gamines. On découvre également la torture que s’inflige Stanley pour cacher la vérité aux filles, tous ses instants où il veut leur dire la vérité et dans lesquels la paralysie l’emporte sur la force morale.

Arrive la fin, grandiose et dramatique, la fin du voyage pour cette famille comme il en existe des milliers. Celle des révélations, des pleurs et de la tristesse mais également d’un soulagement pesant qui n’avait pas cessé de croître…

Arrive l’heure de s’agenouiller devant la force de Grace is Gone.

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Keith, s’est d’abord un film indépendant que vous ne trouverez pas en DVD mais uniquement sur Internet en version US ou, si vous êtes chanceux, en version sous-titrée.

C’est une histoire d’amour d’adolescents mais une histoire d’amour qui cache un lourd secret et c’est ce qui fait que le film m’a tenu en haleine.

L’histoire : Natalie, est l’adolescente parfaite. Sportive, studieuse et aimée de tous. Elle sort avec le plus beau des garçons du lycée. Et c’est à ce moment que Keith entre en jeu. Mystérieux mais sûr de lui. Il est son binôme en chimie et lui rend la vie impossible, l’oblige à le suivre hors de sa zone de confort à laquelle elle s’était habituée.

Natalie le déteste, au départ. Et plus Keith se met en retrait et disparait parfois, plus Natalie est intriguée. Sa conscience lui dit de ne pas tenter de comprendre mais son coeur n’est pas du même avis et au fond d’elle, l’énigmatique Keith est quelqu’un de spécial et elle le sait.

Le monde de Natalie s’effondre peu à peu jusqu’à ce que le mystère de Keith se révèle créant une des plus belles histoires d’amour.

Pas une de ces histoires d’amour à l’eau de rose, non : une histoire d’amour dramatique, de celle qui nous marque à jamais.

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3 films à voir : Mesrine : L’instinct de mort et l’ennemi public N°1 et Mensonges d’état

19 janvier 2009

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Je suis trop jeune pour avoir connu Mesrine, pour en avoir entendu parlé et pour avoir suivi sa vie et sa “carrière”.

Je suis donc arrivé au cinéma en ne sachant qu’une chose : il fût l’ennemi public N°1 français.

Quand au film, je suis allé le voir pour deux véritables raisons : Vincent Cassel et les critiques unanimes de la presse.

Je n’ai même pas envie de parler du film pour que ceux dans mon cas profitent à fond de la biographie cinématographique de cet homme. Sachez que vous ne vous ennuierez pas : un Paris de l’époque retranscrit à merveille, de l’action, des sentiments, un anti-héros instable ou plutôt un mythe indéchiffrable. Et en plus se dire que cet homme a vraiment existé rajoute une dernière couche qui immerge encore plus pendant ces 4h des “passages les plus intéressants” de sa vie.

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Mesrine a fait des choix qu’il a dû assumer. La vie ne le destinait pas à un simple boulot, un couple et un quotidien banal. Non, il a pris sa vie en main et a décidé de ne pas se laisser contrôler par le système, par les autorités. Ce ne fût pas un robin des bois comme on aurait pu le croire mais chaque acte qu’il exécutait n’était jamais gratuit. Il volait des banques pour voler l’Etat, quand il tuait un homme c’était pour le respect ou l’honneur voir pour sa propre défense, quand il s’est attaqué à une prison de Haute-Sécurité c’était pour montrer au monde entier la torture qu’infligeait ce genre de centre aux prisonniers. Etc. Etc. Tout était plus ou moins réfléchi. Impulsif souvent mais toujours sûr de ses choix.

Je ne pense pas que ce genre d’homme puisse être totalement détesté ou aimé. Et le film ne se perd pas dans une éloge (comme le film Scarface par exemple) ou dans une critique acerbe mais préfère montrer l’homme comme il fût (plus ou moins bien sûr). C’est à dire violent dans ses réactions mais également dans ses sentiments. Au passage, un rôle parfait et parfaitement interprété pour et par Vincent Cassel.

Je n’en rajoute pas plus, courez louer/acheter le DVD/Blue-ray dès sa sortie…

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Deux grands acteurs : Russel Crowe et Leonardo Di Caprio. Un troisième petit nouveau qui joue un rôle plus important qu’il n’y parait au début : Mark Strong.

L’histoire ? Un agent de la CIA doit retrouver un terroriste en Jordanie. Il a pour seuls alliés un vétéran qui opère directement par téléphone des Etats-Unis et le chef des renseignements jordaniens. Deux hommes en qui il va devoir faire confiance car c’est eux qui ont sa vie entre leurs mains.

Le scénario peut sembler vu et revu au premier abord, mais l’histoire basique (l’américain doit trouver le terroriste) se transforme vite en une sorte de triangle de confiance entre les trois hommes. Le vétéran de la CIA n’a pas confiance en le chef jordanien, le chef jordanien non plus et c’est notre pauvre Ferris (Leonardo Di Caprio), homme de terrain qui se retrouve coincé et qui va devoir gérer son instinct en fonction de la situation.

Le final est grandiose et vraiment inattendu, à tout moment on sent que tout peut déraper et même si les a-priori restent en place (le vétéran prend des décisions osées car il n’est pas sur le terrain, le petit jeune agit par impulsions et se rend compte trop tard de ses erreurs et le chef jordanien ne dévoile son jeu qu’à la fin), on sort de la salle en parlant avec son voisin et en remettant toutes ses idées au clair.

Conclusion : un bon petit film d’espionnage/action américain qui mérite d’être vu !

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3 films à voir : Gone Baby Gone, Mirrors et La zone : propriété privée

28 novembre 2008

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Gone Baby Gone, c’est d’abord une histoire de famille. Ben Affleck en tant que réalisateur et son petit frère Casey en tant qu’acteur principal. On reconnait l’air de famille dès les premières images.

Gone Baby Gone, c’est le premier film de Ben Affleck.

Et quelle réussite. Certes, le film est une adaptation d’un livre, mais sérieusement, c’est du lourd :

Une petite fille a disparue dans un ghetto de Boston. La police piétine et les grands-parents de la petite se tournent vers deux enquêteurs (Casey Affleck et sa compagne) pour la retrouver.

Suit une plongée dans les bas-fonds de la ville. On découvre chaque indice et chaque surprise sans s’y attendre (et ça fait plaisir de ne pas deviner ce qui va se passer dans un film américain). On avance et on tatonne avec Casey. L’enquête est violente. Les échanges sont tendus. On croise du dealer, du violeur, de l’assassin. Et on se retrouve le cul par terre devant un final intense et complètement inattendu qui nous laisse face à nous-même.

Je finirais sur les derniers mots du résumé d’Allociné :

La vérité finira par surgir, mais elle aura un prix. Chaque ville a ses secrets, chaque humain sa conscience…

Je vous pose la question : qu’aurions-nous fait ?

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Je suis fan de 24 et j’avoue qu’il est difficile d’imaginer Kiefer Sutherland dans un autre rôle que celui de Jack Bauer.

Difficile d’oublier l’agent anti-terroriste dans ce film car le personnage de Mirrors est un ancien flic qui a tué par mégarde un collègue et qui se retrouve à devoir faire du gardiennage pour faire une croix sur le passé et repartir de zéro.

Sauf qu’il doit garder un ancien centre commercial gigantesque et abandonné.

J’ai vraiment crû qu’on allait se taper le trip The Grudge avec des petites filles qui apparaissent dans les miroirs et des frayeurs dignes d’un Blair Witch (c’est à dire nulles). Mais en fait c’est tout le contraire, le scénario est assez original pour nous tenir jusqu’à la fin du film et il y a vraiment un lien fort entre le personnage principal et l’intrigue car lui-même doit se faire face par rapport à sa situation de famille (et psychologique) et ce qu’il va devoir affronter.

Malgré le fait qu’on sente bien que Keifer est devenu un ancien flic qui boit pour oublier, ses poses rappellent toujours Bauer : son caractère persistant et surtout professionnel. Sauf que là il n’est pas face à des terroristes mais à des hallucinations mystiques et… ça passe difficilement… sauf pour celui qui arrive à faire abstraction de Jack Bauer et qui prend le film comme il est.

Éteignez la lumière, oubliez Jack Bauer et méfiez-vous des miroirs.

A noter : LA scène hardcore du film avec un auto-arrachage de mâchoire que l’on voit de A à Z. Respect aux chargés des effets spéciaux.

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La zone, propriété privée c’est d’abord un film mexicain. Un film mexicain qui m’a fait un double effet : un bon et un moins bon.

Le bon, c’est le sujet, ancré dans une réalité actuelle au Mexique (voir scénario plus bas). Le moins bon, c’est la façon dont est monté le film. C’est lent et mou, les acteurs n’ont pas l’air de croire à ce qu’ils font et ça décrébilise tout le film.

Mais pour vous donner quand même envie de le voir, voilà le scénario :

Mexico. Trois adolescents des quartiers pauvres pénètrent dans l’enceinte de La Zona, une cité résidentielle aisée, entourée de murs et protégée par un service de sécurité privé. Ils s’introduisent dans l’une des maisons, mais le cambriolage tourne mal. Plutôt que de prévenir les autorités, les résidents décident de se faire justice eux-mêmes. Une chasse à l’homme sans pitié commence…

Désolé pour le résumé Allociné mais il faut savoir que le film joue sur la dualité de l’homme, ses choix et surtout ses sentiments face à la peur de l’inconnu et de l’insécurité. Ou comment des riches peureux vont devenir des tueurs sanguinaires face à un adolescent complètement terrorisé et surtout innocent, qui va être l’objet de toute la rage des habitants de la Zone.

Le contraste bidonville/résidence privée pour milliardaire et la corruption de la police locale finiront d’achever le spectateur dans cette histoire terriblement plausible.

Encore une fois, on n’est pas dans un beau film américain et le final est presque attendu. Une descente en enfer logique et qui montre que l’humain, même le mieux élevé, le mieux aisé, est pire que les gens qu’ils méprisent.

Une leçon de vie. Tout simplement.

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3 films à voir : 1984, Live! et The Dark Knight

12 novembre 2008

1984 est l’adaptation du roman de Georges Orwell. Le petit clin d’œil, c’est qu’il est sorti en 1984. L’histoire, c’est la même que le bouquin, donc je vous laisse lire ma critique du bouquin.

Ensuite, niveau film, j’ai été déçu car il n’apporte rien de plus que le livre.

Il y a des livres dans lesquels on s’imagine le décor, les personnages, et de les voir prendre vie ensuite à l’écran est parfois dur à accepter. Je trouve que les sentiments ne sont pas assez exprimés, que l’image n’est pas à la hauteur du chef d’oeuvre. Bref, je vous conseille le livre car ceux qui ne l’ont pas lu auront même sûrement du mal à comprendre tout le film.

Live! est basé sur le concept de la télé-réalité qui cartonne à la télé (oui, je sais que toi, lecteur, tu regardes Secret Story et autres Star Academy plus que pathétiques).

Live! pousse le concept encore plus loin lorsque Katy (Eva Mendes), dont le métier est d’inventer des jeux toujours plus fous (et cons), va inventer l’ultime jeu : la roulette russe en direct à la télé. 5 joueurs : 1 balle. Chaque participant va tirer une fois, si la balle ne part pas, il remporte 1 million de dollars. La famille du perdant ne remporte rien qu’un cadavre.

Cruel mais terriblement possible dans un futur proche, le film se veut une critique ouverte mais finalement, ne joue que sur les non-dits. Le télé-addict de base donc, qui mate à longueur de journée la télé, n’arrivera sûrement pas à lire entre les lignes.

C’est divertissant et le final est mitigé même s’il se conclut avec une logique implacable…

Je n’ai jamais vraiment apprecié les adaptations de Batman au cinéma. Et pour celui-là, j’ai décidé d’aller le voir pour deux raison : les critiques sont unanimes et c’est le dernier rôle au cinéma de Heath Ledger (Brockback Moutain, etc.).

Pour décrire l’impact du film sur ma personne, je vais parler de la beauté de l’image (surtout les prises de nuit de Gotham City et les plans longs sur les personnages), du scénario alambiqué (oui, oui, il est vraiment bien ficelé), du jeu d’acteur incroyable d’Heath Ledger (le joker) qui éclipse sans hésitation Christian Bale, Aaron Eckhart et des scènes d’action spectaculaires.

Ce plan du joker, de quelques secondes, dans la voiture de police avec un silence assourdissant restera gravé dans ma tête pour quelques temps.

Le film parait long au premier regard (2h27) mais lorsque vous êtes enfoncés dans votre fauteuil, il faut que la lumière se rallume pour vous rendre compte que c’est terminé.

Autant l’univers des comics américains ne me fait ni chaud, ni froid, autant l’univers de Batman est ici somptueusement retranscrit.

Glauque, sombre mais terriblement vivant.

Une claque inattendue qui sera, à n’en pas douter, mon premier achat blue-ray.

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3 films à voir : Phénomènes, Funny Games U.S. et Wall-E

29 août 2008

Le dernier film de Night Shyalalmaman avait commencé par me decevoir (avant de l’avoir vu) car Night lui-même avait annoncé qu’il n’y aurait pas de twist à la fin du film (comprenez une “surprise” comme dans 6e sens ou Le village par exemple).

Et puis j’ai vu le film et je me suis rendu compte qu’il n’avait pas besoin de twist pour être un bon film. Pour vous résumer le scénario (avec du spoil sur la fin donc je préviens) : des vagues successives de gens qui se suicident un peu partout en Amérique mettent la population en panique. Le phénomène est inexpliqué au départ (des scientifiques qui tentent de comprendre). Le spectateur lui, suit la fuite d’Elliott Moore, sa femme et la fille de leur ami vers une autre région de l’Amérique. Au travers de cette fuite, on passera du couple qui se réconcilie dans l’épreuve endurée à l’adoption forcée de la gamine pour finalement poser l’ultime question : est-ce que la nature serait capable de nous attaquer pour nous punir du mal qu’on lui fait subir.

Ce que j’ai trouvé de formidable dans ce film, c’est qu’au travers d’une histoire terrifiante (qui va même jusqu’à poser l’interrogation sur une attaque chimique terroriste = paranoïa totale américaine), on se rend compte que le film s’inscrit dans un problème majeur actuel : l’écologie.

Même s’il n’est pas transcendant, il est à voir.

Funny Games U.S. est un de ces films qui sort tous les 10 ans et qui vous scotche au canapé jsuqu’au générique final, vous laissant amorphe, le cerveau labouré.

Vous vous rappelez d’Orange Mécanique de Kubrick? Et bien on se retrouve dans un cas psychiatrique équivalent. Le film se résume à ça : 2 adolescents s’inscrustent dans la maison d’un couple et de leur enfant et les persecutent durant toute la nuit. Entre torture et humiliation, le film met mal à l’aise, en grande partie grace aux rôles joués avec brio par ces deux adolescents.

Le pire me direz-vous, c’est qu’ils ne sont motivés par aucun but, ils s’amusent. Ils vont même jusqu’à nous impliquer plusieurs fois dans leur petit jeu (ils s’adressent au spectateur deux ou trois fois). Qu’on le veuille ou non, on fait parti de ce massacre. Nous devenons des acteurs, non plus de simples spectateurs. Et c’est ce que veut exprimer le réalisateur je pense. Il veut nous montrer la violence actuelle, gratuite, qui s’insinue dans notre quotidien… Et nous ne faisons que la regarder, impuissants.

Une claque cinématographique à réserver à un public averti.

Wall-E, pour ceux qui ne sauraient pas, c’est le dernier de chez Pixar.

Wall-E, c’est un robot. Le genre de robot qui fait ce que vous ne voulez pas faire. C’est à dire, dans son cas, ranger vos ordures.

Wall-E, c’est le dernier robot sur Terre. Parce que les hommes sont partis depuis longtemps, Wall-E lui, continue à entasser des montagnes de détritus. Il s’est même construit un abri et y range toutes ses trouvailles. Wall-E est un robot mélancolique et trop seul. Trop humain, trop vrai.

Et voilà qu’arrive Eve. Wall-E tombe direct sous le charme. Eve, c’est une sonde envoyée par les humains pour savoir si la Terre est de nouveau habitable. Eve, c’est le coup de foudre de Wall-E.

Wall-E, le film, c’est une histoire de robots avec des sentiments, c’est aussi l’histoire de la fin de l’humanité (et de son renouveau ?). C’est l’histoire d’un robot plus humain qu’un humain. C’est l’histoire de notre futur si nous ne nous bougeons pas plus que ça.

Réalisation impeccable (Pixar n’a plus à prouver sa valeur), scénario ancré dans l’ère actuelle et mise en scène impressionnante. Que vous soyez un enfant, un parent ou même un grand enfant (on l’est tous encore au fond), vous ne pouvez pas passer à côté. Filez le voir !

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Pleins de films à voir… ou pas !

19 août 2008

Lucky You : Film sur le poker. A réserver aux passionnés de ce jeu de carte… et encore. On passe un bon moment mais sans plus, jusqu’à arriver à la pathétique et tant attendue table finale. Pas de all-in pour ce film !

Les poupées russes : Suite directe de l’énorme Auberge Espagnole, celui-ci déçoit d’entrée avec une méthode des plus basiques : on prend les mêmes et on recommence. Sauf que là, tout le monde a sa petite vie et c’est plus dur de se retrouver. Bref, oubliez les poupées russes.

A la croisée des mondes : Déception pour ce film avec de beaux décors mais au scénario “trop” basique avec une Nicole Kidman en demi-teinte dans son rôle de méchante voleuse d’enfants. Il se finit sur un cliffangher (assez moisi) nous obligeant à attendre la suite… 

Deux soeurs pour un roi : Grosse déception encore. L’ayant maté juste pour voir la magnifique Scarlett Johansson (non, pas Nathalie Portman), on tourne en rond dans ce film basé sur des coups de p*** entre les deux soeurs. Bref, une chamaillerie moderne mais avec des conséquences plus lourdes au Moyen-Âge.

Lions et agneaux : Le film se découpe en 3 parties se déroulant en temps réel. 1°) Dans le bureau d’un sénateur, une journaliste apprend un scoop sur une attaque surprise en Afghanistan. Elle devra choisir entre son article (son job, son revenu) ou sa conscience personnelle. 2°) Dans un bureau d’enseignant, un élève de sciences-po a une discussion sur son avenir avec son professeur. 3°) Sur le front, 2 soldats se préparent à attaquer l’Afghanistan.

3 scènes pour un sujet qui se coupe et recoupe, un enjeu politique et stratégique et la vision encore une fois, que la vie humaine n’est rien quand elle est manipulée par les a-priori ou les décisions supérieures.

Le film n’est pas transcendantal mais la fin, basique dans les faits, montre bien que nous ne sommes rien que du vent.

De battre mon coeur s’est arrêté : Je savais que ce film avait été récompensé et lorsque je l’ai lancé je me suis dit que j’allais passer un bon moment… Et bah, il faut l’avouer, je me suis ennuyé. L’histoire d’un garçon qui reprend la piano (arrêté après la mort de sa mère) et qui retrouve un sens à sa vie…

Ce soir je dors chez toi : On passe un bon moment avec ce film et on rigole un peu. L’histoire d’un type qui n’ose pas dire à sa copine qu’il a peur d’emménager avec elle. Trouvant excuse sur excuse pour que chacun garde son appart’. Elle découvre le pot aux roses et elle décide de se venger (tout en s’amusant).

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Un film à voir (ou revoir) en DVD – Le royaume

5 août 2008

Il y a quelques jours de cela, un pote viens me voir et me dit : “Je viens de me mater Le Royaume. J’ai pris une claque.

Que lui répondre de plus à part que oui, ce film est une claque visuelle et scénaristique.

Pour ceux qui ne connaissent pas le film, l’action prend place à Riyad, en Arabie Saoudite. Un attentat des plus sanglants jamais perpétrés contre des Occidentaux fait plus de 100 morts et 200 blessés. Tandis que les bureaucrates discutent, un agent du FBI et les membres de sa section d’intervention négocient un discret voyage de cinq jours en Arabie Saoudite pour identifier le cerveau de l’attentat.

Dès leur arrivée, ils sont confrontés à l’hostilité des Saoudiens, qui prétendent mener seuls l’enquête. Gênés par le protocole policier, les américains vont vite comprendre qu’ils vont devoir gagner la confiance de la police saoudienne, bien décidée (comme eux) à retrouver les terroristes.

On est d’abord pris de court par le massacre (les terroristes sont déguisés en policiers). On assiste même au suicide d’une bombe humaine au milieu de la foule. Bref, c’est pas joli à voir et ça ne fait pas une bonne pub à Al Quaida.

Mais là où on pourrait tomber dans le film patriotique américain de base, le réalisateur n’avantage en aucun cas les deux camps. Au contraire, on comprend autant les américains qui veulent venger leurs morts que les saoudiens, qui ne veulent pas d’envahisseurs sur leur terre. Un combat qui ne cessera sûrement jamais…

Au final, après une enquête plus ou moins basique, on assiste à une scène finale grandiose d’action et de propos. Les derniers mots échangés sont troublants de vérité…

A noter que la sortie DVD en deux exemplaires :

- Une version collector double-dvd (25€) à réserver à ceux qui s’intéresseront à la vue politico-diplomatique du conflit.

- Une version comportant le DVD seul (20€).

Pour plus d’infos, allez faire un tour sur le site officiel du film.

Article sponsorisé

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Plein de films à voir !

10 juin 2008

En vrac, ces derniers jours j’ai pas mal avalé de films… Voilà ceux qui m’ont marqués :

- Juno. Un road-trip simple mais pas simpliste. On s’attache très vite à cette ado étrange sur qui le destin s’abat sous la fome d’un bébé.

- Sicko. Micheal Moore oblige, ce reportage est une critique violente du système de santé américain. Ca fait peur et ça ne donne pas envie d’être américain. D’un autre côté, le reportage prend parfois des allures étranges lorsqu’il s’attarde sur le système français et sur un ou deux couples pleins de thunes qui ont une femme de ménage, etc. Bref, on sent que Micheal Moore est le genre de type qui prend un détail et en fait une généralité. Méfiance donc même si tout n’est pas faux.

- The Mist. Bluffé par le film, il faut que je lise ce roman de Stephen King. Le scénario : une brume épaisse recouvre un village en Amérique. Les habitants se planquent dans un supermarché. De là vont naitre des suppositions, des découvertes macabres mais également des tensions et la formation de clans. Stephen King a cerné l’humain depuis longtemps. Entre le fanatisme religieux et la peur de l’inconnu… Superbe. Le final vaut le détour.

- Sweeney Todd pour ce style original toujours propre à Tim Burton et à son chouchou de Johnny Depp. A voir absolument.

- Micheal Clayton à regarder jusqu’au bout (l’intrigue a du mal à partir mais le final est grandiose).

- Déjà-vu. Parce que Denzel Washington est un putain d’acteur et parce que le sujet de ce film se veut intriguant, voir fantastique sans s’éloigner de l’action omniprésente, je pense qu’il mérite d’être vu.

- 88 minutes pour vivre avec Al Pacino. Course effrénée avec le chrono entre un psychologue et un de ses détracteurs. Prenant jusqu’au dénouement final !

- Cloverfield. Enorme. Une caméra subjective, un New York dévasté et des figurants plus ou moins doués. Le tout saupoudré d’une production d’effets spéciaux tout simplement énorme (la scène de la statue de la liberté qui s’explose à 3 cm de la caméra est vraiment bluffante).

- 99F : Troublant mais tellement percutant qu’on ne peut pas quitter les yeux de l’écran avant la fin, devant la prestation impeccable de Jean Dujardin.

- Les oubliées de Juarez. J-Lo se transforme en journaliste. Le film tient la route et dénonce comme il faut le meurtre de milliers de femmes à la frontières du Mexique et des Etats-Unis.

- Boot Camp : l’histoire inspirée de faits réels d’adolescents envoyés dans des camps de redressement privés. Un enfer composé d’humiliation, de grade, de punitions et de purification.