
Gone Baby Gone, c’est d’abord une histoire de famille. Ben Affleck en tant que réalisateur et son petit frère Casey en tant qu’acteur principal. On reconnait l’air de famille dès les premières images.
Gone Baby Gone, c’est le premier film de Ben Affleck.
Et quelle réussite. Certes, le film est une adaptation d’un livre, mais sérieusement, c’est du lourd :
Une petite fille a disparue dans un ghetto de Boston. La police piétine et les grands-parents de la petite se tournent vers deux enquêteurs (Casey Affleck et sa compagne) pour la retrouver.
Suit une plongée dans les bas-fonds de la ville. On découvre chaque indice et chaque surprise sans s’y attendre (et ça fait plaisir de ne pas deviner ce qui va se passer dans un film américain). On avance et on tatonne avec Casey. L’enquête est violente. Les échanges sont tendus. On croise du dealer, du violeur, de l’assassin. Et on se retrouve le cul par terre devant un final intense et complètement inattendu qui nous laisse face à nous-même.
Je finirais sur les derniers mots du résumé d’Allociné :
“La vérité finira par surgir, mais elle aura un prix. Chaque ville a ses secrets, chaque humain sa conscience…“
Je vous pose la question : qu’aurions-nous fait ?

Je suis fan de 24 et j’avoue qu’il est difficile d’imaginer Kiefer Sutherland dans un autre rôle que celui de Jack Bauer.
Difficile d’oublier l’agent anti-terroriste dans ce film car le personnage de Mirrors est un ancien flic qui a tué par mégarde un collègue et qui se retrouve à devoir faire du gardiennage pour faire une croix sur le passé et repartir de zéro.
Sauf qu’il doit garder un ancien centre commercial gigantesque et abandonné.
J’ai vraiment crû qu’on allait se taper le trip The Grudge avec des petites filles qui apparaissent dans les miroirs et des frayeurs dignes d’un Blair Witch (c’est à dire nulles). Mais en fait c’est tout le contraire, le scénario est assez original pour nous tenir jusqu’à la fin du film et il y a vraiment un lien fort entre le personnage principal et l’intrigue car lui-même doit se faire face par rapport à sa situation de famille (et psychologique) et ce qu’il va devoir affronter.
Malgré le fait qu’on sente bien que Keifer est devenu un ancien flic qui boit pour oublier, ses poses rappellent toujours Bauer : son caractère persistant et surtout professionnel. Sauf que là il n’est pas face à des terroristes mais à des hallucinations mystiques et… ça passe difficilement… sauf pour celui qui arrive à faire abstraction de Jack Bauer et qui prend le film comme il est.
Éteignez la lumière, oubliez Jack Bauer et méfiez-vous des miroirs.
A noter : LA scène hardcore du film avec un auto-arrachage de mâchoire que l’on voit de A à Z. Respect aux chargés des effets spéciaux.

La zone, propriété privée c’est d’abord un film mexicain. Un film mexicain qui m’a fait un double effet : un bon et un moins bon.
Le bon, c’est le sujet, ancré dans une réalité actuelle au Mexique (voir scénario plus bas). Le moins bon, c’est la façon dont est monté le film. C’est lent et mou, les acteurs n’ont pas l’air de croire à ce qu’ils font et ça décrébilise tout le film.
Mais pour vous donner quand même envie de le voir, voilà le scénario :
Mexico. Trois adolescents des quartiers pauvres pénètrent dans l’enceinte de La Zona, une cité résidentielle aisée, entourée de murs et protégée par un service de sécurité privé. Ils s’introduisent dans l’une des maisons, mais le cambriolage tourne mal. Plutôt que de prévenir les autorités, les résidents décident de se faire justice eux-mêmes. Une chasse à l’homme sans pitié commence…
Désolé pour le résumé Allociné mais il faut savoir que le film joue sur la dualité de l’homme, ses choix et surtout ses sentiments face à la peur de l’inconnu et de l’insécurité. Ou comment des riches peureux vont devenir des tueurs sanguinaires face à un adolescent complètement terrorisé et surtout innocent, qui va être l’objet de toute la rage des habitants de la Zone.
Le contraste bidonville/résidence privée pour milliardaire et la corruption de la police locale finiront d’achever le spectateur dans cette histoire terriblement plausible.
Encore une fois, on n’est pas dans un beau film américain et le final est presque attendu. Une descente en enfer logique et qui montre que l’humain, même le mieux élevé, le mieux aisé, est pire que les gens qu’ils méprisent.
Une leçon de vie. Tout simplement.