
3 films à voir : Lost in Translation, Black Snake Moan et Notre pain quotidien.
17 janvier 2008Sorti en 2004, j’avais toujours entendu parler de Lost in translation sans jamais avoir pris le temps de le regarder. Quelle erreur ! Ce film est un bijou. Il raconte la rencontre entre 2 occidentaux dans un hotel au Japon. Lui, est acteur en voyage pour tourner des pubs, faire sa promotion. Elle, suit son jeune mari photographe de mode. Le jour, il va tourner des pubs, passe à la télé. Elle va visiter la ville, se perd dans le métro, découvre un temple japonais. Le soir, ils s’ennuient car le décalage est très lourd : les horaires, la langue, le mode de vie. Tout leur est étranger et c’est au fil des nuits blanches, des rencontres au bar et des sorties dans Tokyo que ces 2 personnes que tout aurait opposé dans la “vraie” vie vont créer une relation amicale très (trop?) forte.
Attention car ceux qui veulent un film d’amour rapide et simple peuvent oublier ce film. Ici, on a affaire à de longues séquences avec de magnifiques plans sur la ville, l’hotel, et on ressent vraiment la solitude des personnages. Leur relation est au début ambiguë : ils se croisent, se recroisent, passent leurs nuits à parler. Au final, c’est cette connection lente et profonde qui devient superbe. A la fin du film, on est comme eux, on ne veut plus que tout s’arrête…
Black Snake Moan est un film sorti l’année dernière et qui raconte la recontre entre Lazarus et Rae. Lazarus jouait du blues mais il s’est marié et s’est enfermé dans la routine. Seulement voilà, sa femme le quitte pour partir avec son frère. Il s’enferme alors dans une lutte entre sa conscience et son envie de meurtre. Rae est une jeune femme que tout le monde connait dans le coin. Elle est réputée pour avoir couché avec toute la ville. En réalité, elle a une maladie : la nymphomanie. Maladie qui s’est déclenchée dans son passé (tumultueux). Suite à une soirée trop arrosée, elle est laissée pour morte en plein bois. C’es Lazarus qui la découvre au petit matin et décide de la prendre sous son aile. Rae refuse. Il s’oblige à l’enchaîner au radiateur. De là, se crée une relation qui va durer jusqu’à la fin du film.
Ces deux personnages hors du commun vont tenter de s’entraider l’un et l’autre pour faire fuir leurs démons et enfin profiter de la vie qu’ils méritent. A voir absolument !
Notre pain quotidien n’est pas un film mais un reportage de Nikolaus Geyrhalter. Il a eu accès au coeur des grands groupes européens agricoles pour filmer l’industrie en plein mouvement. La particularité du film est qu’il n’y a aucun dialogue. Tout est joué sur des plans de 15 à 30 secondes. Ce reportage dégoûte, fascine mais nous fait prendre également conscience du système de sur-consommation dans lequel nous évoluons. De l’avion qui lâche ses pesticides sur un champ à la découpes des poulets dans une usine, tout y passe. Cet ovni pour certains, très peu diffusé dans les salles lors de sa sortie l’année dernière, est à voir. Rien que pour la façon dont est mené le tournage et se prendre un coup dans le bide vis à vis de notre société.



J’ai vu les 2 premiers… c’est vrai que ce sont de très très bons films qui marquent pas mal les esprits!
- Lost in translation, j’ai été un peu déçu, on s’attent à plus de contact, de sorties… Mais tout est plutôt joué sur les ragards et les dialogues. Dommage que ça bouge pas un peu plus, mais l’histoire est belle.
- Black Snake Moan, j’ai adoré, le film prend au tripes, les passages de blues, de moments douloureux, les moments où les pesonnages on envi de s’en sortir, de s’entraider, très bien, quelque chose qu’on ne voit pas souvent.
- Notre pain quotidien fait réfléchir c’est sûr et fait peur aussi.. Beaucoup de choses que nous ne voyons et que nous ne savons pas sur notre société de consommation, et ça va pas aller en s’arrangeant de ce côté…